Afficher article  L'infini
Afficher article  Le Coudon

 

 

C’est un caillou pointu, gris, dressé vers le ciel,

Comme un coude à l’envers, sec, vaillant, magnifique.

Ses flancs tâchés de vert font un voile anarchique

Où percent quelques rocs érigés en autel.

 

Debout sur ses talons, il prend un air formel,

Dominer plaine et mer n’est pas qu’honorifique !

Mais son œil scrutateur s’exempt d’accent cynique,

Il se veut bienveillant, caressant, paternel.

 

De ma fenêtre au nord, je contemple ta ligne,

Et mon attrait grandit car ta splendeur insigne

Chaque jour me transporte et comble mon plaisir.

 

Du bord de ton sommet, je domine le monde,

Et nul autre horizon ne me fera choisir

Entre un ailleurs et toi dessus la mappemonde.

 

Afficher article  Le froid
Afficher article  Obama

Afficher article  Souvenir des Amériques
Afficher article  Lucky Luke & Jolly Jumper par Myrtille

J’ai publié une nouvelle photo dans Photos.


Afficher article  semaine 33
Afficher article  Dieu

J’ai publié une nouvelle photo dans Unjourunpome2008.


Afficher article  Semaine 32

CREATION

 

Jour 1 :

La lumière du jour

Vient chasser les ténèbres

Et ses plaines funèbres

Lui font un beau séjour.

 

Jour 2 :

Le mouvement des eaux,

Disloqué, tourbillonne,

Puis s’étend, presque atone,

Juste au dessous des cieux.

 

Jour 3 :

Vient l’inspiration

De former chaque terre

Et couvrir le parterre

De végétation.

 

Jour 4 :

Pour le jour et la nuit,

Voici deux luminaires,

Tous extraordinaires,

L’un chauffe, l’autre luit.

 

Jour 5 :

Les poissons, les oiseaux,

S’affairent dans la chaîne,

Sans angoisse et sans haine,

Parmi les animaux.

 

Jour 6 :

Au milieu de l’Eden,

Sous un verger de pommes,

S’aiment la femme et l’homme

Couchés dans le lichen.

 

Jour 7 :

Dans un parfait décor

Reflétant son image,

Heureux de son ouvrage,

Le Créateur s’endort.

Afficher article  semaine 31

 

 

La plage a ses trésors, ses paquets d’immondices

Jetées aux quatre mers, échouées çà et là

Dans un désordre heureux que le vent déballa

Un soir où la tempête infligeait ses sévices.

 

La plage a ses beautés qui témoignent des vices

Et des vertus de l’homme aux rêves de prélat,

Prêt à sacrifier la nature au delà

De tous raisonnements, pour combler ses caprices.

 

La plage est le dernier rempart à l’horizon

Pour tous ceux qui voudraient échapper la prison

Et s’enfuir un matin vers la belle aventure.

 

La plage est le miroir où s’étend notre orgueil

Fait de mauvais désirs, attestant l’imposture…

Feras-tu dans le sable un trou pour ton cercueil ?