C’est un caillou pointu, gris, dressé vers le ciel,

Comme un coude à l’envers, sec, vaillant, magnifique.

Ses flancs tâchés de vert font un voile anarchique

Où percent quelques rocs érigés en autel.

 

Debout sur ses talons, il prend un air formel,

Dominer plaine et mer n’est pas qu’honorifique !

Mais son œil scrutateur s’exempt d’accent cynique,

Il se veut bienveillant, caressant, paternel.

 

De ma fenêtre au nord, je contemple ta ligne,

Et mon attrait grandit car ta splendeur insigne

Chaque jour me transporte et comble mon plaisir.

 

Du bord de ton sommet, je domine le monde,

Et nul autre horizon ne me fera choisir

Entre un ailleurs et toi dessus la mappemonde.