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Vendredi 25 Juillet
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EmmanuelRastouil
le ven 25 jui 2008 15:00 CEST
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Lundi 21 Juillet
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EmmanuelRastouil
le lun 21 jui 2008 09:06 CEST
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Lundi 14 Juillet
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EmmanuelRastouil
le lun 14 jui 2008 15:23 CEST
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Mardi 8 Juillet
Lundi 30 Juin
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EmmanuelRastouil
le lun 30 jun 2008 21:58 CEST
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Dimanche 22 Juin
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EmmanuelRastouil
le dim 22 jun 2008 21:10 CEST
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Samedi 21 Juin
par
EmmanuelRastouil
le sam 21 jun 2008 12:35 CEST
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Lundi 9 Juin
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EmmanuelRastouil
le lun 09 jun 2008 12:15 CEST
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Dimanche 1 Juin
par
EmmanuelRastouil
le dim 01 jun 2008 22:10 CEST
Jeudi 1er mai : Le Coudon continue à jouer les tuteurs, balayant sur la plaine un regard protecteur. Vendredi 2 mai : C’est un caillou pointu, gris, dressé vers le ciel comme un coude à l’envers, beau, vaillant, magnifique. Ses flancs tâchés de vert font un voile anarchique où percent quelques rocs érigés en autel. Samedi 3 mai : Le Coudon comme un coude déjà s’impose à coups de… Somptuosité ! Dimanche 4 mai : (Le Coudon). Lundi 5 mai : (Coudon) De ma fenêtre, je ne vois que lui. De son sommet, je domine le monde ! Mardi 6 mai : (adolescence) J’aimais les samedis de mon adolescence car s’ouvraient, le cœur libre, une joie, un désir puissant de vivre une nouvelle expérience, dans un rythme entraînant guidé par le plaisir… Mercredi 7 mai : (amour ?) Tes yeux sont des étoiles/miroirs, ils reflètent ma misère dans un éclat scintillant, magique et humiliant… Jeudi 8 mai : (pensée) Toute la vie de l’homme ne suffit pas à comprendre la création. Vendredi 9 mai : Nina, c’est du passé. Mais je pense encore à toi dans des rêves faits d’or. Je tords chaque souvenir pour lui donner un autre destin moins compliqué. Je donne à notre histoire toutes les fins heureuses que j’espérais autrefois. Tu seras toujours avec moi, modèle unique et universel d’amour passionné et idéal, femme de ce siècle. Samedi 10 mai : GENE quand on donne en n’espérant aucun retour, ROSI d’émotion devant un sourire de joie, TE semble normal. C’est de la bonté en cadeau ! Dimanche 11 mai : (Le dragon ailé). Lundi 12 mai : Larmes dans L’Urne dU Novice eN Difficulté quanD Il est punI. Mardi 13 mai : Le poème est un tombeau, le poème est une stèle, il est triste, il est beau, comme de la dentelle… Mercredi 14 mai : La joie du dimanche, les larmes du lundi sont mises en terre le mercredi. Jeudi 15 mai : M’AIMES-TU ? M’AIMES si TU en AIMES une autre. Je t’AIMES ou je te TU ? C’est le t’AIMES de ma vie que TU illumines… Vendredi 16 mai : Avec toi, l’amour est vraiment ROUGE ! Samedi 17 mai : Dis-moi pourquoi, mon fils, tu as pris le couteau dans un accès de fièvre et d’orgueil en démence ? Pourquoi ton cœur s’est-il broyé dans un étau sans que ton œil ne voit plus la moindre clémence ? C’est ton frère apeuré que tu pointes devant ! C’est ton frère, (au secours !) qui voit briller la lame ! C’est ton sang dans ses reins, c’est ton jumeau vivant ! C’est son sang dans ta paume et tu cherches son âme ! Que ne t’ai-je enseigné pour te voir ce matin agir en fils perdu, prêt à tout sacrifice ? Que ne t’avais-je offert mon amour en festin, tu l’as perdu tantôt pour me mettre au supplice… Dimanche 18 mai : (…) Semaine 21 : Caïn. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que j’étais un proscrit, rayé de la mémoire de Dieu, haï de mes congénères, maudit à jamais, ma femme et mes enfants avec moi. J’ai tué mon frère. Il ne sert plus à rien d’implorer le pardon, je suis seul. Fils de pêcheur, fils du méchant. Combien de foi, de justice et d’amour m’a-t-il manqué pour que je n’exécute pas mon désir sauvage et jaloux envers ma propre chair ? J’ai tué mon frère. Je traîne mes jours comme une amertume, un supplice. Je n’ai plus personne vers qui me tourner. Mon âme est au tourment et personne pour s’en préoccuper. Combien de dépit s’échappera encore de mon âme avant que je ne meure ? Combien de jours sans joie ? J’ai tué mon frère. Même si je pleure, c’est sans regrets, sans espoirs, vain et inutile. Alors je me cache… Pourtant, je continue d’essuyer les larmes des joues de ma compagne. Elle supporte mon joug. Mes fils supportent mon joug et leur vie sera désenchantée, perdue à jamais. J’ai tué mon frère. Je n’ai aucun remords, c’est inutile. J’ai tué mon frère. Comment pourrai-je un jour expier cette trop grande faute ? Si Dieu ne regarde plus, qui voit mon affliction ? Semaine 22 : J’ai 38 ans. J’ai 38 ans, l’âge de la mousse épaisse sur le noir rocher des forêts des Vosges, humide, charnue, l’âge des écorces de pin, des bois de cerfs, des dents de sangliers, des plumes du faucon, de l’eau des torrents qui coule rageusement comme le sang dans mes paumes agite mon stylo, comme l’encre noire qui exécute les mots. Cette encre récoltée au bout de l’horizon par une nuit sombre a un goût d’infini, de voyages et d’amours paisibles. J’ai 38 ans, l’âge des enfants du Sahel, de Bogota, de Tchétchénie, l’âge de leurs yeux vermeils qui ne questionnent pas, de leur résignation courageuse, de leurs douleurs cachées, de leur envie de vivre et de rêver encore. J’ai l’âge de la rosée de ce matin de mai, cuticule d’eau sur la fleur en bouton, vie parfaite et immédiate. J’ai l’âge de mon amour pour toi car je t’ai toujours aimée, même en secret. J’ai 38 ans. J’ai l’âge des pierres des prisons démolies qui n’enfermeront plus personne, l’âge du ciment du mur de Berlin qui n’est plus qu’un vieux souvenir, l’âge des soldats morts à Verdun qui dorment jusqu’à la prochaine trompette, l’âge des américains, sacrifiés sur les côtes normandes, l’âge des exploits passés mais aussi des défaites, l’âge d’arrêter de courir après les chimères et de me poser pour goûter au « vrai », mais le « vrai », n’est-ce pas l’aventure ? N’ai-je pas aussi l’âge de partir enfin à travers le monde, loin de tout soucis matériel ? J’ai 38 ans, l’âge où les mots se déforment d’avoir trop de sens, l’âge où les souvenirs se regardent en photos de famille, l’âge de n’être plus propriétaire de rien, l’âge d’être libre, l’âge d’être seul, l’âge de ne plus me regarder dans la glace, l’âge de la routine familière qui me maintient dans un spectre de vie où je ne vois plus les autres, l’âge où je n’aime plus les gens, l’âge où je n’ai plus besoin d’eux, ni de leur affection. J’ai 38 ans. L’âge de comprendre enfin que mes drames passés ne s’effaceront jamais, que je n’ai d’autre choix que de vivre avec eux, l’âge de ne plus rire aux éclats, l’âge de ne plus pleurer, l’âge de me contenter du moins pire. J’ai 38 ans, mais je ne suis encore qu’à l’aube de ma vie ! Oui, j’ambitionne d’avoir un jour l’âge de la lune et des étoiles, l’âge des chênes immenses formant à eux-seuls une forêt, l’âge des montagnes enneigées et des fleuves bouillonnants, avoir tellement d’âge que je ne compte plus, avoir tellement d’âge que je suis rassasié de vie et d’amour et de jours, et ne plus songer à la mort, même plus en souvenir. J’ai 38 ans d ‘une vie sans fin, avec toi. (A Babel, qui a dans son poème « Viens » l’âge des branches touffues et des roses…).
par
EmmanuelRastouil
le dim 01 jun 2008 22:05 CEST
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